À POIL(S) !

série Beau Menteur

Je suis comme je suis

« Laissez-vous donc aimer tout ce que vous aimez.
Acceptez-vous entier, acceptez l’héritage dont vous êtes formés
Et transmis d’âge en âge jusqu’à votre entité.
Restez mystérieux. Plutôt que d’être pur, acceptez-vous nombreux. »
Arthur Cravan, Des paroles, 1913.

Le poil pubien relève du sacré et du profane. Les moralisateurs de tout crin le regardent d’un sale œil. Le poil chassé pour des raisons d’hygiène ou d’obscénité rappelle que nous sommes d’abord des mammifères. Et que, malgré la culture de la maîtrise du corps dans laquelle nous vivons, le système pileux nous résiste encore un peu. Dans l’histoire de l’art (ou dans le miroir), la chasse au poil est omniprésente. Nature bestiale et vitalité naturelle connotent le poil. Le dompter c’est maîtriser l’effroi suscité par l’altérité. La peur du poil, c’est avant tout la peur de l’autre. *

Enfin, quand le poil est vulgaire, reste la calvitie ! Benjamin n’a plus un poil sur le caillou. Et Beau Menteur en joue. Bien des cultures et religions ont prêché les bienfaits de la tonsure. Mais la plupart des hommes déplorent la trahison de leurs hormones mâles. Dégarnis, ils s’emmêlent dans leur relation avec la testostérone. Piètre consolation : la rumeur veut que les chauves soient de bons coups, sexuellement ! Plus viril que Monsieur Propre, tu meurs.

* Frédérique Villemur, Queeriosité : le poil a-t-il un genre ?, Miranda, décembre 2016.

Je suis comme je suis (Série 2021).

Série photographique extraite de Beau Menteur. Modèle Benjamin.
Formats varibales. Jet d’encre pigmentaire sur Hahnemühle Rag Baryta 315g. Tirages limités à 5 exemplaires / photo.

Séries extraites de Beau Menteur

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