JE SUIS GROS, JE SUIS PÉDÉ, JE SUIS UN GROS PÉDÉ !

MAUVAISES VIES ?

Ridiculiser l’injure

La dynamique de l’exposition s’apparente au mouvement, à la perpétuelle lutte de celles et ceux qui ne se laissent pas faire. Comme dans la plupart des communautés, la grossophobie n’est pas rare dans les cercles LGBTQ+. Je la trouve d’autant plus frustrante et douloureuse dans nos espaces queers qu’ils sont censés être un abri. La marginalisation à laquelle nous faisons face dans le monde devrait nous faire accepter les différences qui existent entre nos corps. Ma série Je suis gros, je suis pédé, je suis un gros pédé inaugurée à LaVallée-Bruxelles à l’occasion de la Belgian Pride ridiculise l’injure à la source.

Pour « Les Ours de Paris », association prônant la fierté des hommes gays qui ne correspondent pas aux canons habituels de la « beauté » masculine, j’ai réalisé les portraits des finalistes à l’élection de « Monsieur Ours 2025 ». J’ai associé le fait d’être à la fois gros, poilu et barbu avec une prise de vue dans les douches collectives d’un gymnase. Moins pour marquer les stigmates que pour leur faire un pied de nez : Je suis gros, je suis pédé, je suis un gros pédé se lit avec humour comme une volonté de ridiculiser l’injure à la source.

Lundi 12 mai, dans le cadre de la semaine de la Belgian Pride, Mauvaises Vies ? à LaVallée a invité « Les Ours de Bruxelles » à une soirée festive et à un débat autour de la Grossophobie dans les milieux queer.

Je suis gros, je suis pédé, je suis un gros pédé (Marc Martin, 2025).
Série de 9 photographies 30X40cm, noir et blanc et couleur.

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