LA SOLITUDE ET LES OISEAUX

APOPHÉNIES

La Mort du Cygne

Sur son lac de brume, seul il se tient droit pleurant sous la lune.
Il replie son cou. Sur les reflets flous de l’eau qui frissonne, il s’abandonne.
Et dans la pluie, un cygne meurt au ralenti…

Transmuter la douleur en acte artistique. Transformer la violence en quête de calme. Le geste apocalyptique n’est pas chorégraphié. Le regard vague résiste au rythme d’un incessant flux d’images. L’heure est lyrique, la figure du cygne vacille. La palette de couleurs froides crée un contraste entre le corps exposé et le corps ressenti. La petite mort, désir d’oubli et de rupture avec l’instant d’avant, quadrille le motif. Hors-champ, l’énigme se mue.

Quels rapports entretiennent les rêves avec les souvenirs ?

La Mort du Cygne contient tout le paradoxe du mutant : c’est en se transformant qu’il réalise ce qu’il est. Cette dualité est troublante. Elle désigne à la fois la qualité d’un être, celui qui mute, et le processus de sa transformation, la mutation.

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La Mort du Cygne (Marc Martin, 2026)
Feat. Benjamin Personne_Public
Images additionnelles et conversion analogique sur une idée de Jan Krass
La Mort du Cygne (J.M. Jarre / G.Lenorman, 1975)
Anna Pavlova, Dying Swan, Saint-Pétersbourg, The Mariinsky Theatre (1907).